samedi 26 janvier 2013

Trousse d'urgences

La boite à decath : http://www.decathlon.fr/boite-3-plateaux-id_8020424.html

La liste type tirée de la thèse sur la trousse d'urgences :
http://fmc31200.free.fr/Stage_prat_DCEM/Materiel/trousse_urgence.pdf

un article très intéressant sur ce qu'on peut mettre dedans et ce qui ne sert à rien
http://boree.eu/?p=2263

Dans la mienne :


































Materiel Injectable

Kit de suture

Rocéphine 1g



Container à aiguille

Adrénaline 1g IV IM



Chambre d'inalation

G30 1 amp



Sparadrap


NaCL 500



Appareil à glycémie

Lasilix 20



aiguilles IM/SC

Morphine 10mg



BU


Valium 10 mg



2 Seringues 5 ml 2 de 10ml

Aspegic 500mg



Bistouri


Lovenox 0,8


Fil de suture 4.0 x2

Ketoprofene 100mg IM



Sterilstrip


Xilocaine 1% 20ml


Biseptine


Eau ppi


Compresses steriles

Solumedrol 40mg


Pansement






Garrot






Microperfuseur 2





Tubulure 3 voies 2





Gant 6 1/2






Canule IR






Per Os

Ventoline

Xanax

Paracetamol

Ibuprofène

Natispray

Actiskenan

Solupred

Doliprane suppo

Doli plusieurs poso

Tercian








vendredi 19 octobre 2012

Régimes

REGIME POUR HYPERCHOLESTEROLEMIE

SUPPRIMER :

    le beurre, la crème fraiche,
    les laitages entiers,
    la charcuterie.

LIMITER :

    les oeufs à 2 par semaine (attention à la patisserie),
    la viande à 1 fois par jour, à remplacer le plus possible par du
    poisson et choisir les viandes maigres (la viande la plus
    maigre est plus grasse que tous les poissons).

 UTILISER :

    laitages écrémés (lait 1/2 écrémé, yaourts 0%..),
    margarine au tournesol et huile de tournesol comme graisses.


Le régime CRÉTOIS est souvent identifié comme étant le régime anti-cholestérol. Ce régime méditerranéen est souvent cité en modèle en matière d'alimentation. Les principes de ce régime alimentaire sont :
  • Beaucoup de fruits
  • Beaucoup de légumes
  • Peu de viande
  • Du poisson
  • Des céréales et des oléagineux
  • Et de l'huile d'olive
Est ce que ce type de régime peut être assimilé à un régime anti-cholestérol ?

On s'aperçoit clairement que le régime crétois priviliégie les bonnes graisses, tels que les huiles végétales (dont l'huile d'olive) et ne contient que peu de graisses animales. Il s'agit d'un régime très efficace pour lutter contre le cholestérol et les maladies cardio-vasculaires.

Le régime crétois ou anti-cholestérol se compose généralement de :
  • 150 à 250 grammes de légumes par jour, frais ils sont souvent mangés en salade assaisonné avec de l'huile d'olive.
  • 250 a 300 grammes de fruits, de préférence crus.
  • produits de la mer, principalement des poissons, riches en acides gras oméga 3.
  • l'huile d'olive, utilisé autant en assaissonnement qu'en friture. 

Constipation :


Dix trucs faciles pour ajouter des fibres dans votre alimentation.
Ajouter des fibres dans votre alimentation ne signifie pas que vous devez abandonner vos mets favoris ou changer votre style de vie. Voici quelques trucs faciles pour ajouter des fibres à votre alimentation.
  1. Choisissez une céréale riche en fibres. Vous devriez opter pour une céréale qui contient au moins 4 g de fibres par portion.
  2. Ajoutez une céréale riche en fibres à vos céréales favorites. Choisissez une céréale qui contient au moins 10 g de fibres par portion et saupoudrez-en sur vos céréales habituelles.
  3. Mangez plus de fruits. Limitez votre consommation de jus et essayez plutôt de manger des fruits frais. N’oubliez pas de manger la pelure des fruits comme les pommes et les poires. C’est là qu’on y retrouve le plus de fibres.
  4. Ajoutez un légume à votre alimentation dès aujourd’hui. Les légumes contiennent peu de calories, mais beaucoup de fibres et d’éléments nutritifs.
  5. Ajoutez des haricots et des lentilles à vos plats, comme dans vos salades, votre sauce pour pâtes ou vos soupes.
  6. Choisissez des pains et des pâtes de grains entiers et de blé entier. Recherchez les mentions « Grains entiers à 100 % » ou « Blé entier à 100 % ». 
  7. Ajoutez 60 ml (¼ tasse) de son de blé, de son d’avoine ou de graines de lin moulues à vos pâtisseries.
  8. Utilisez du hoummos ou d’autres trempettes à base de légumineuses au lieu de la moutarde et de la mayonnaise.
  9. Ajoutez des fruits séchés, des noix ou des graines aux céréales, aux salades ou au yogourt.
  10. Remplacez la moitié de la farine blanchie par de la farine de blé entier dans vos recettes favorites.
Rappelez-vous d’ajouter les fibres graduellement à votre alimentation. Passer brusquement d’une alimentation pauvre en fibres à un régime riche en fibres peut provoquer de la constipation et des crampes abdominales.
Assurez-vous de boire beaucoup d’eau quand vous augmentez votre consommation de fibres. Visez entre 1,5 litre et 2 litres (6 et 8 tasses) par jour.

Quantité de fibres dans les aliments : 
Aliments Quantité Fibres
Alimentaires
(g) *
LÉGUMINEUSES
Pois chiche1 tasse 11
Fèves pinto ½ tasse 10
Lentilles 1 tasse 10
Fèves rouges (rognons) ½ tasse9,5
Fèves de lima 1 tasse 8
CÉRÉALES
Spaghetti blé entier 1 tasse 5
Spaghetti farine enrichie 1 tasse 2
Bulghur ½ tasse5
Orge perlée ½ tasse4
Son d'avoine ¼ tasse4
Son de blé ¼ tasse 4
Riz brun 1 tasse 3
Riz blanc 1 tasse 1
Gruau d'avoine ½ tasse2
Pain de blé complet 1 tranche2
Pain blanc enrichi 1 tranchemoins que 1
LÉGUMES
Choux de Bruxelles 1 tasse 6
Carottes crues 1 tasse 4
Épinard cuit ½ tasse 3
Maïs en épis 2 pouces 3
Brocoli 1 tasse 3
Laitue 2 tasse 2
Tomate 1 moyenne 2
Pomme de terre sans pelure 1 moyenne 2
Céleri ½ tasse1
Wakamé cru (algues)100 g0,5
Nori séché (algues)3 feuilles0,2
FRUITS
Poire 1 moyenne 5
Pomme 1 moyenne 4
Dattes 5 4
Figues 2 4
Cantaloup ½ fruit 3
Orange 1 moyenne 3
Banane 1 moyenne 2
Bleuets ½ tasse2
Fraises ½ tasse 2
Prunes 2 moyennes 2
Pruneaux 2 2
NOIX ET GRAINES
Graines de soya rôties2/3 tasse
(ou 175 ml)
22,5
Noix de Ginko séchées¼ tasse13
Graines de sésame ¼ tasse 6
Graines de noix-pain
(Brosimum alicastrum)
¼ tasse 6
Graines de fenugrec2 c. à soupe5,6
Graines de carvi2 c. à soupe5,2
Graines de melon pastèque séchées¼ tasse4,3
Graines de salba ou Chia 2 c. à soupe4,2
Amandes ¼ tasse4
Pistaches ¼ tasse4
Graines de moutarde2 c. à soupe3,4
Graines de lin 2 c. à soupe3
Noix de coco non sucrée ¼ tasse3
Arachides ¼ tasse3
Noisettes¼ tasse2,8
Noix de macadame rôties à sec¼ tasse2,7
Noix du Brésil¼ tasse2,7
Pacanes séchées¼ tasse2,4
Noix de Grenoble¼ tasse2
Graines de chanvre2 c. à soupe2
Graines de pavot2 c. à soupe2
Graines d'anis2 c. à soupe2


Regime ANTI DIARRHEE

Les principes généraux sont simples :

Supprimer toutes les fibres :
Ø      légumes crus et cuits (sauf les carottes bouillies)
Ø      fruits crus
Ø      le pain et les céréales complètes
Ø      les légumes secs, la pomme de terre
Supprimer tous les aliments qui peuvent accélérer le transit intestinal :
Ø      le lait et les laitages.
Ø      les aliments trop gras (charcuterie, fritures, sauces)
Ø      les boissons gazeuses.

Liste des aliments autorisés :

Lait et produits laitiers
Ø      Pas de lait au besoin utiliser un lait délactosé (pharmacie)
Ø      Yaourt nature, sucré ou aromatisé si vous les tolérez.
Ø      Même chose pour les flans et la crème pâtissière
Fromages
Ø      Fromages à pâte ferme type :
gruyère, Comté, Hollande, Cantal, Gouda…
Ø      Fromages fondus type :
Vache qui rit, Crème de gruyère, Six de Savoie…
Viande poisson œuf
Ø      Œuf dur ou jambon blanc dégraissé
Ø      Viandes tendres et maigres : rôties grillées ou bouillies
Ø      Poissons blancs : bouillis, pochés ou en papillote
Céréales
Ø      Pâtes
Ø      Riz, semoule, polenta,
Ø      Farine de blé blanche, maïzena
Pain
Ø      Biscottes, pain blanc, pain azyme
Légumes
Ø      Eau de cuisson des légumes
Ø      et carottes bouillies uniquement
Fruits
Ø      Eau de cuisson des fruits, jus de pomme
Ø      Compotes homogénéisées (pomme, poire, pêche, coing, banane)
Ø      Fruits au sirop et fruits cuits
Ø      Banane mure
Matières grasses
Ø      Beurre, huile, margarine : crues ou peu chauffées
Produits sucrés
Ø      Sucre, gelée de fruit, pâtes de fruits, miel
Ø      Meringue, Boudoirs, biscuit de Savoie, biscuits secs.
Boissons
Ø      Eau plate non gazeuse
Ø      Tisane, café et thé légers , infusions
Ø      Sirop de fruits
Ø      Bouillons de fruits et de légumes
Aromates
Ø      Sel uniquement




Votre alimentation sur la journée :

Petit
déjeuner
Ø      Tisane + sucre
Ø      Biscottes ou biscuits sec
Ø      Beurre et confiture
Déjeuner
Ø      Œuf dur ou jambon
Ø      Viande grillée ou poisson poché
Ø      Pâtes, riz, semoule ou carottes
Ø      Fromage pâte ferme
Ø      Compote
Ø      Biscottes
Goûter
Ø      Biscuits secs + confiture
Ø      Jus de pomme
Dîner
Ø      Bouillon ou floraline
Ø      Viande ou poisson
Ø      Pâtes, riz, semoule ou carottes
Ø      Fromage pâte ferme
Ø      Flan
Ø      Biscottes

Ce régime a pour but d’assurer la mise au repos de l’intestin tout en maintenant la couverture des besoins nutritionnels. Le retour à une alimentation normale se fera progressivement en réintroduisant :

1) les légumes cuits sans fibres tout en étant :
Ø           strict dans un premier temps : courgettes, carottes, haricots verts extra fins, courge, fond d’artichaut, pointes d’asperges
Ø           large ensuite : laitues et endives braisées, épinards hachés, betteraves, vert de blettes et champignons de Paris
2) les fruits crus bien murs sans pépins ni graines ni fibres apparentes.
3) Les crudités tendres :
Ø           carottes râpées fines,
Ø           cœurs de laitues,
Ø           tomates pelées et épépinées.

 http://conseildiet.free.fr/ANTI%20DIARRHEE.htm

vendredi 12 octobre 2012

Suivi et petits maux des petits bouts

Le carnet de santé - les examens obligatoires

La constipation du nourrisson

Le sommeil

La fièvre du jeune enfant

L'alimentation :
Recommandations détaillées de la SFP


Diarrhées :
Utilisation du SRO
Réalimentation par régime solide de type constipant si l’alimentation de l’enfant était déjà diversifiée (càd après 5-6 mois): carottes, coings, pommes, jambon, bananes, en évitant les aliments lactés, gras et sucrés. Réalimentation par le lait pour nourrissons (avant 5 mois) ou le lait de suite (de 5 mois à un an) que prenait le nourrisson avant la diarrhée.
Réintroduction progressive en 3 à 5 jours si la diarrhée était sévère et/ou l’âge < 6 mois: concentrations croissantes de lait artificiel
Directement en cas de diarrhée bénigne, sans déshydratation, après 4-6 mois.
Réalimentation transitoire par un lait sans disaccharides si âge < 3 mois ou diarrhée sévère, ou en cas
d’échec de réalimentation après 6 mois.
Les laits de régime à protéines hydrolysées ne sont pas indiqués de première intention dans une
diarrhée aiguë.
 http://allaiter.free.fr/presse/image/PDF/Diar_aig.pdf



jeudi 11 octobre 2012

Cancer de la prostate PSA ou pas PSA

Magnifique article du site Atoute, à remettre ou expliquer au patient :

Si vous souhaitez simplement vous en remettre à mon conseil, la stratégie est simple : vous avez plus d’inconvénients que de bénéfices à attendre de ce dépistage. C’est l’opinion de la Haute Autorité de Santé française, de son équivalent américain, et de nombreuses sociétés savantes internationales.
Pour autant, je ne vous promets pas que vous n’aurez pas de cancer de la prostate : 3% des hommes en meurent. Heureusement, c’est un cancer qui touche essentiellement les hommes très âgés : l’âge moyen au décès est de 80 ans et seulement 0,1 % des hommes en meurent avant 70 ans.
Ce qui motive ma réticence et celles des autorités sanitaires, c’est que ce dépistage ne sauve pas de vies, et n’évite paradoxalement que peu ou pas de décès par cancer de la prostate. En revanche, ce dépistage induit de façon certaine des cas d’impuissance sexuelle ou d’incontinence urinaire chez des hommes encore jeunes, et quelques accidents plus graves liés aux biopsies de la prostate ou aux traitements.
Le bilan de ce dépistage est donc peu favorable. Néanmoins, certains médecins et notamment les urologues le trouvent utile et continuent à le promouvoir. Il est donc encore largement pratiqué. C’est l’existence de cette divergence de point de vue au sein de la communauté médicale qui me conduit à vous remettre ce document informatif. Si vous voulez en savoir plus avant de prendre votre décision, lisez les pages qui suivent.
Notez que vers la cinquantaine, les troubles urinaires tels que des envies plus pressantes et des levers nocturnes sont banals et n’évoquent pas particulièrement la présence d’un cancer de la prostate.
Vous me direz lors de notre prochaine consultation si vous souhaitez ou non que je vous prescrive un dosage des PSA. Si votre réponse est positive, je vous proposerai également un toucher rectal pour compléter le dépistage.

Explications détaillées sur le dépistage du cancer de la prostate

Le principe du dépistage des cancers paraît une évidence : soigner tôt, prendre la maladie à temps pour extirper la tumeur et sauver le patient. Voila qui semble peu contestable. Pourtant et paradoxalement, certains dépistages peuvent entraîner plus d’inconvénients que de bénéfices.
Il n’existe pas de dépistage systématique du cancer du poumon, du pancréas, du rein, de la thyroïde, du testicule, des os ou des ovaires. Vous n’avez jamais entendu parler de campagne de dépistage concernant ces cancers.
La raison en est simple : Ces dépistages peuvent faire plus de mal que de bien. Les circonstances qui annulent l’intérêt du dépistage sont les suivantes :
- La maladie est incurable (le dépistage a alors comme seul effet d’apprendre plus tôt au malade qu’il va mourir. C’est le cas du cancer du pancréas.).
- La maladie se soigne aussi bien quand elle finit par donner des symptômes. Un dépistage visant un diagnostic très précoce a donc peu d’intérêt (c’est le cas du cancer du testicule).
- Aucun test simple ne permet d’identifier correctement le cancer avant qu’il ne devienne incurable (cancer des os).
- Et enfin, la cause la plus fréquente : Le dépistage aboutit trop souvent à considérer à tort des lésions non évolutives ou bénignes comme de dangereux cancers, et à opérer ou irradier des gens qui n’auraient jamais été malades. Quand les vies brisées ou perdues par un dépistage intempestif l’emportent sur celles qui sont sauvées par le dépistage, ce dernier est considéré comme nuisible et n’est pas recommandé. C’est le cas pour le cancer du poumon, des ovaires, de la thyroïde, du rein et, comme nous allons le voir, de la prostate.
Ce que vous êtes en train de lire est donc vrai pour d’autres cancers, notamment pour le fréquent et redoutable cancer du poumon.
Le dépistage du cancer de la prostate n’est pas un acte anodin. Il engage votre santé et n’est pas recommandé par les autorités sanitaires françaises et internationales. Certains médecins, essentiellement les urologues, sont au contraire favorable à ce dépistage. Ce document est donc destiné à éclairer votre décision et doit être lu AVANT de réaliser un dosage sanguin des PSA qui vous engage dans la démarche de dépistage.
Le PSA (initiales en anglais de l’Antigène Spécifique de la Prostate) est une substance sécrétée par la prostate. Son taux sanguin augmente avec le volume de la glande, qui croît naturellement avec l’âge. Les PSA peuvent donc être élevées en l’absence de cancer. En cas de cancer de la prostate, ce taux peut augmenter dans des proportions très importantes.
La découverte d’un taux de PSA anormal ou la palpation d’un nodule suspect pourront dans certains cas conduire à des biopsies, qui détecteront ou non la présence de cellules cancéreuses dans votre prostate. La réalisation de cette analyse peut avoir d’importantes répercussions sur votre santé ; une fois son résultat connu, il vous sera peut-être difficile de décider de l’ignorer si le taux sanguin est élevé.
Les urologues et les cancérologues ont espéré pouvoir rendre service à leur patients en détectant et en traitant précocement les cancers de la prostate grâce au dosage de cette substance. Parallèlement, le toucher rectal permet de rechercher des nodules ou des anomalies de la glande. L’intérêt de cette stratégie n’est pas évident, car du fait de la croissance du PSA avec l’âge, la majorité des hommes qui ont un taux de PSA au dessus de la moyenne n’ont pas de cancer. Un seuil couramment pris en compte pour commencer à s’inquiéter est un taux de 4 ng/ml. Mais encore une fois cette inquiétude est injustifiée dans la majorité des cas. Si ce chiffre est dépassé à plusieurs reprises, ou s’il augmente rapidement, les urologues proposent de réaliser des biopsies de la prostate. Une aiguille est introduite dans la glande en passant par le rectum et des prélèvements sont réalisés puis analysés pour y rechercher des cellules cancéreuses. Ce geste n’est pas anodin. Dans de très rares cas, des accidents graves peuvent survenir, comme des septicémies parfois mortelles.
La détection précoce des cancers est considérée généralement comme une bonne idée, une bonne pratique préventive. Pourtant, comme vous venez de le lire, ce dépistage n’est pas toujours utile, voire paradoxalement néfaste pour certains cancers, par exemple ceux qui sont incurables ; cette révélation précoce n’est alors pas une bonne chose. Tout le monde peut le comprendre.
C’est plus compliqué quand le dépistage sauve quelques vies, mais qu’il présente des effets indésirables suffisamment graves et fréquents pour en annuler le bénéfice. C’est le cas d’un dépistage qui conduirait trop souvent à considérer comme malade une personne qui ne l’est pas. Le bon exemple est celui de la radiographie du thorax dans le dépistage du cancer du poumon : le cancer est souvent dépisté trop tard pour être guéri, en revanche, un diagnostic de cancer est fréquemment porté à tort sur des images suspectes. L’enchaînement des examens et des interventions peut aboutir aux décès de patients qui étaient pourtant en parfaite santé. Globalement, le dépistage du cancer du poumon par la radiographie ne sauve pas de vie et génère des interventions ou des traitements lourds et inutiles. C’est une des raisons pour laquelle la radiographie thoracique systématique en médecine du travail ou lors des bilans réalisés par l’Assurance Maladie a été abandonnée.
Avec le dépistage du cancer de la prostate, nous sommes confrontés au même problème. La présence de cellules cancéreuses dans la prostate de l’homme de plus de 50 ans est très fréquente : près de la moitié des hommes ce cet âge en sont porteurs, et ce pourcentage frôle les 100% au delà de 90 ans. Heureusement, seuls 3% des hommes meurent d’un cancer de la prostate, et généralement à un âge avancé. La présence de cellules cancéreuses ne signifie donc pas forcément cancer évolutif, c’est même l’éventualité la moins fréquente.
Rechercher ces cellules cancéreuses expose au risque d’en trouver souvent, chez des hommes qui n’en auraient jamais entendu parler de leur vivant. Il existe un risque important de transformer en malades des hommes qui ne le sont pas et qui ne l’auraient jamais été.
De plus, le traitement du cancer de la prostate est loin d’être anodin, malgré les progrès constants de la radiothérapie et surtout de la chirurgie. Les troubles sexuels et les troubles de la continence urinaire restent fréquents et constituent un lourd handicap.
Rendre impuissants ou incontinents de nombreux hommes bien portants serait éventuellement acceptable si ce dépistage sauvait des vies. Ce n’est malheureusement pas le cas. Les études scientifiques portant sur des centaines de milliers d’hommes n’ont pas permis de montrer que ce dépistage sauvait des vies. En ce qui concerne le risque de mourir spécifiquement d’un cancer de la prostate, il ne semble pas diminué par ce dépistage, ou l’est trop faiblement pour que cette diminution puisse être mise en évidence. Les études réalisées sont contradictoire et leur synthèse montre une absence de diminution significative de la mortalité par cancer de la prostate chez les hommes invités à pratiquer un dépistage.
En revanche, il ressort de ces travaux que de nombreux hommes ayant subi une opération ou une radiothérapie présentent des complications significatives de ces traitements. Le diagnostic précoce par dépistage ne semble par changer suffisamment le pronostic des cancers agressifs, tout en conduisant à opérer ou irradier pour rien des hommes qui n’auraient jamais été malades.
Du fait de ces résultats décevants, aucun pays au monde n’a organisé le dépistage du cancer de la prostate, comme c’est le cas pour d’autres cancers dont le dépistage est reconnu comme utile.
L’Organisation Mondiale de la Santé, la Haute Autorité de Santé française, l’Institut National du Cancer ne recommandent pas le dosage des PSA pour ce dépistage. L’organisme américain d’évaluation des dépistages (USPSTF) vient de publier une réévaluation du dépistage du cancer de la prostate à la lumière des travaux scientifiques les plus récents : elle incite les médecins américains à ne plus pratiquer de dosage des PSA dans un but de dépistage.
Voila pourquoi je souhaite que vous réfléchissiez avant de réaliser cette analyse. Une fois votre taux de PSA connu, et si par malheur il est élevé, le doute sera dans votre esprit et vous serez probablement contraint d’aller au bout de la démarche, avec les inconvénients et les incertitudes que je viens de vous exposer.

Mais alors, que faire ?

La médecine est loin d’être armée contre toutes les maladies. Pour de nombreux cancers, la médecine préventive est encore prise en défaut. Nous espérons pouvoir un jour prévenir utilement le cancer de la prostate, comme c’est le cas pour le cancer du col de l’utérus par le frottis de dépistage. En attendant, nous disposons de traitement médicaux qui permettent souvent de contrôler la maladie pendant de nombreuses années, y compris quand elle est découverte à un stade avancé.
En médecine, face à une maladie ou un simple risque, ne rien faire n’est pas toujours la plus mauvaise option, même si cette impuissance nous désole.
Malgré ces explications, vous souhaiterez peut-être bénéficier de ce dépistage par PSA, en considérant que même si le bénéfice est hypothétique, le pari est justifié. En effet, les travaux scientifiques cités plus haut ne permettent pas d’apprécier avec une certitude absolue l’intérêt de ce dépistage, notamment sur plusieurs dizaines d’années de suivi. Je vous accompagnerai alors dans votre choix et vous prescrirai régulièrement un dosage des PSA entre l’âge de 55 et de 69 ans. Avant cet âge et après, le dépistage du cancer de la prostate s’est révélé délétère de façon certaine : trop rare chez l’homme jeune, d’évolution trop lente par rapport à l’âge de la mort naturelle chez l’homme âgé.
S’il vous reste des questions après la lecture de ce document, je serai heureux d’en parler avec vous. Prévoyez de me consulter spécifiquement pour ce problème : la difficulté du sujet et son importance pour votre santé méritent d’y consacrer une consultation entière.

lundi 8 octobre 2012

Pense bête syndromes radiculaires lombosciatique

M. C 56 ans






















Obésité, HTA, Goutte
 Mal de dos depuis 1 mois, depuis 1 semaine douleur avec perte de force jambe D et diminution de sensibilité à l'avant de la jambe, à l'examen déficit quadriceps 4+/5 et abolition du rotulien à D
Le patient a rendez vous dans une semaine chez son rhumatologue en attendant dans l'impossibilité de le mettre sous ains compte tenu de l'HTA traité par IEC prescription d'une corticothérapie orale pendant 5 jours
Syndromes monoradiculaires
Racine Topographie de la douleur Déficit sensitif Déficit moteur Mode de test
C5 moignon de l’épaule face externe de l’épaule deltoïde abduction du bras
C6 cou, épaule, face externe du bras et de l’avant bras bord externe de l’avant bras et pouce biceps et long supinateur flexion avant bras sur le bras
C7 cou, face postérieure du bras et de l’avant bras, medius et index face postérieure de l’avant bras, medius et index extenseurs du coude, du poignet et des doigts extension avant bras sur le bras, poignet, doigts
C8-D1 cou, bord interne du bras, de l’avant bras,
de la main, et des deux derniers doigts
bord interne de l’avant bras, de la

main, et des deux derniers doigts
muscles intrinsèques de la main

fléchisseurs
abduction et adduction des doigts
flexion des doigts
L4 fesse, face antérieure de la cuisse et antéro-interne de la jambe quadriceps et jambier antérieur extension jambe sur cuisse, flexion dorsale pied
L5 fesse, face externe de la cuisse et de la jambe,
dos du pied
face antéro-interne de la jambe péroniers latéraux
extenseurs des orteils
éversion du pied
extension des orteils
S1 fesse, face postérieure de la cuisse et de la jambe, plante du pied, 5ème orteil face postérieure de la jambe, plante et bord externe du pied triceps, fléchisseurs des orteils flexion plantaire du pied, flexion des orteils
S2-S4 périnée périnée vessie et sphincters contraction du sphincter anal et des releveurs de l’anus





vendredi 7 septembre 2012

Dépistage et prise en charge des scolioses

Gaston, 9 ans vient avec ses 2 frères à la rentrée pour les examens de certificats de sport (il fait du foot)

Il n'a aucun antécédents, rien à signaler sur le plan cardiovasculaire
Pas d'hyperlaxité, n'a jamais eu de traumatisme de type entorse
A l'examen du dos il existe une discrète gibbosité thoracique gauche

Le certificat est rédigé, le foot n'est pas un sport contre indiqué en cas de scoliose, et la scoliose si elle existe ici est vraiment minime

Prescription d'une radiographie du rachis face et profil avec calcul de l'angle de cobb
Bassin de face pour calcul de l'indice de Risser.

Prise en charge de la scoliose :

http://www.amll.fr/sites/amll.cpm.aquisante.priv/files/EPU%20scoliose%2012-04-12_0.pdf

mardi 14 août 2012

Diabète type 2 initiation insuline

M. L 50 ans, diabétique hypertendu sous trithérapie IEC/ thiazidique / Bbloquant
sous metformine 500 x 2 et novonorm. Le patient est noir.
il vient pour son renouvellement de traitement
Pas de surpoids tension limite à 14/8
Pas d'hypoglycémie rapportées

Bio : HBA1C à 8,7 >> Majoration de la metformine et association avec sitagliptine
Contrôle à 3 mois, courrier pour l'endocrino pour prise de rdv (car délai d'attente très long) pour discuter de la mise sous insulinothérapie, annulation éventuelle si la majoration des anti diabétiques oraux permets d'atteindre les objectifs d'hbA1c
Il existe également une microalbuminurie, pas d'insuffisance rénale (le patient est déjà sous IEC)

Inititation d'une insulinothérapie au cabinet de médecine générale :

http://fmc.hazebrouck.free.fr/Presentations/Seminaire_2008_10/Adaptation.pdf

INITIATION DE L ’INSULINE « BED TIME »
 INSULINE DE TYPE NPH / ANALOGUES LENTS LANTUS LEVEMIR
Début par 0.2 à 0.3 U/Kg
à augmenter progressivement par pallier de 2U Pour obtenir une glycémie à jeun inférieure en moyenne à 1g20 en maintenant les ADO ++++

Objectifs glycémiques : à adapter à la situation +++
A Jeun et avant les repas: 0.70 à 1.20 g/l
Après repas : 1.20 à 1.80 g/l
vers 17h: 0,7 à 1,3 g/l
Ce sont avant tout des objectifs d’HbA1c+++ : à long terme

FRÉQUENCE ET HORAIRE DES AUTO-CONTRÔLES / PROPOSITIONS
Auto surveillance glycémiques à jeun quotidiennes, pour adapter les doses
d’insuline et avant le dîner 2 à 3 fois par semaine pour adapter les doses d’ADO, en particulier des sulfamides hypoglycémiants
 Les glycémies post prandiales (2h après le début d’un repas) peuvent être intéressantes : si elles s’élèvent : débuter une rapide ou ultrarapide pour écréter les post-prandiales

LE SUIVI APRES MISE SOUS INSULINE
Prévoir un contact téléphonique à 48h, un rendez-vous à 7 jours et une nouvelle consultation dans un mois
Travailler avec des infirmières libérales avec l ’aide d ’un protocole
Prévoir une conduite à tenir en cas d'urgences
Contrôler l ’HbA1c trois mois plus tard +++

Le cas particulier du sujet âgé
Objectifs glycémiques et insulinothérapie : en dessous de 75 ans, sans handicap, les objectifs glycémiques doivent être identiques à ceux des plus jeunes ainsi que les indications thérapeutiques
Au-dessus de 75 ans, il existe des indications d’insulinothérapie impératives : Échec des hypoglycémiants oraux, Contre-indication aux hypoglycémiants oraux (clairance de la
créatinine ), Dénutrition protéino-énergétique (albuminémie < 30 g/l)

 Hypoglycémies sous insuline dans le diabète de type 2
A contrôle glycémique comparable (HbA1c : 7- 8%), les hypoglycémies chez les diabétiques de type 2 traités par insuline seule ou associée aux hypoglycémiants oraux sont beaucoup plus rares que chez les diabétiques de type 1 et elles sont exceptionnellement graves.
Intérêt de l’insuline glargine (Lantus) et détémir (Lévémir) : moins d’hypoglycémie nocturne avec l’insuline glagrine versus NPH.


 Règles d’adaptation des doses d’insuline dans le schéma :
Analogue rapide, Analogue rapide, Analogue rapide, Lantus.
- L’insuline rapide du matin est responsable des glycémies de la matinée.
- L’insuline rapide du midi est responsable des glycémies de l’après-midi.
- L’insuline rapide du soir injectée avant le dîner est responsable des glycémies de la soirée.
- L’insuline Lantus injectée avant le dîner ou au coucher assure un «débit de base » d’insuline toute la journée et toute la nuit.
1- Commencer par régler la Lantus : on règle sa dose en regardant les glycémies à distance des repas, notamment le matin au réveil :
- Si il y a eu dans la nuit de la veille un malaise hypoglycémique inexpliqué, ou si la glycémie du réveil a été inférieure à 0.60 g/l, baisser de 2 unités la Lantus.
- Si la glycémie du matin au réveil est trop élevé G > 1.80g/l plusieurs jours de suite (trois par exemple), augmenter de 2 unités la Lantus.
2- Pour régler l’insuline rapide du matin (injectée avant le petit-déjeuner) :
- Si il y a eu dans la matinée de la veille un malaise hypoglycémique inexpliqué, ou si la glycémie avant le déjeuner a été inférieure à 0.60 g/l, baisser l’insuline rapide du matin de 1/2 unité si la dose est inférieure à 5unités, de 1unité si la dose est comprise entre 5 et 15 unités, de 2 unités si la dose est supérieure à 15 unités.
- Si la glycémie avant le déjeuner a été supérieure à 1.80 g/l deux jours de suite, augmenter l’insuline rapide du matin de 1/2 unité si la dose est inférieure à 5unités, de 1unité si la dose est comprise entre 5 et 15 unités, de 2 unités si la dose est supérieure à 15 unités.
3- Pour régler l’insuline rapide du midi (injectée avant le déjeuner) :
- Si il y a eu dans l’après-midi de la veille un malaise hypoglycémique inexpliquée, ou si la glycémie avant le dîner a été inférieure à 0.60 g/l, baisser l’insuline rapide du midi de 1/2 unité si la dose est inférieure à 5unités, de 1unité si la dose est comprise entre 5 et 15 unités, de 2 unités si la dose est supérieure à 15 unités.
- Si la glycémie avant le dîner a été supérieure à 1.80 g/l deux jours de suite, augmenter l’insuline rapide du midi de 1/2 unité si la dose est inférieure à 5unités, de 1unité si la dose est comprise entre 5 et 15 unités, de 2 unités si la dose est supérieure à 15 unités.
4- Pour régler l’insuline rapide du soir (injectée avant le dîner) :
- Si il y a eu dans la soirée la veille un malaise hypoglycémique inexpliquée, ou si la glycémie avant le coucher a été inférieure à 1.30 g/l, baisser l’insuline rapide du soir de 1/2 unité si la dose est inférieure à 5unités, de 1unité si la dose est comprise entre 5 et 15 unités, de 2 unités si la dose est supérieure à 15 unités.
- Si la glycémie avant le coucher a été supérieure à 1.80 g/l deux jours de suite, augmenter l’insuline rapide du soir de 1/2 unité si la dose est inférieure à 5unités, de 1unité si la dose est comprise entre 5 et 15 unités, de 2 unités si la dose est supérieure à 15 unités.
5- Si au moment de faire l’injection d’insuline le matin, ou le midi, ou le soir, la glycémie est supérieure à 1.80 g/l, on peut faire un supplément, par rapport à ce qui est prévu, de 5% de la dose totale d’insuline rapide de la journée en arrondissant au chiffre entier le plus proche.
6- Si on s’apprête à avoir une activité physique inhabituelle, il faut diminuer la dose d’insuline rapide qui précède de 20%.
ATTENTION : PERSONNALISER LES REGLES SI LES RESULTATS L’IMPOSENT